Comme les grands !

 

« Les enfants et la Révo­lu­tion »

et « Hors cadre »

Fiction et repor­tage, vidéo VHS, 26 minutes (1989)

 

Ces deux films repré­sentent un de mes meilleurs souve­nirs !

1989 : C’est l’an­née du Bicen­te­naire de la Révo­lu­tion française. À l’école élémen­taire de mon village, avec Hélène Sandré-Perdriat, direc­trice, nous avons créé un atelier vidéo, sans préten­tion. Cet atelier a été le départ d’un PAE (Plan d’Ac­tion Éduca­tif) et a donné nais­sance, au bout de 7 mois, à un film de fiction de 26 minutes. Le film a été écrit et joué par les 150 élèves, tourné par une équipe d’en­fants formés dans l’ate­lier vidéo. Durant l’an­née scolaire les enfants, du CP au CM2, ont travaillé sur des épisodes marquants de la Révo­lu­tion et chaque classe a écrit une séquence dialo­guée, sur les thèmes suivants :

Les cahiers de doléances ; conver­sa­tion entre un noble, un membre du clergé et un bour­geois sur l’état de la France ; la réunion du Tiers état ; le serment de Jeu de Paume ; la famine et la fuite à Varennes.

Pour la réali­sa­tion, l’école entière s’est mobi­li­sée, les parents ont fabriqué les costumes et acces­soires, avant de nous accom­pa­gner durant le tour­nage.

L’École Normale de l’Es­sonne (IUFM plus tard) située dans le village, a apporté le concours de son dépar­te­ment audio­vi­suel, en maté­riel de tour­nage et en parti­ci­pa­tion active des deux respon­sables (Emma­nuel Gérard et Stéphane Humbert). Nous étions 3 adultes à faire l’adap­ta­tion ciné­ma­to­gra­phique des séquences des enfants et à diri­ger l’équipe de tour­nage. Moi-même, j’en ai réalisé un épisode dont je vous présente un extrait.

Séquence Famine

Paral­lè­le­ment, une équipe auto­nome, sans enca­dre­ment et avec un camé­scope prêté par un papa, a mis en boîte le « tour­nage du tour­nage », devenu le film « Hors cadre ».

Le tournage du tournage

J’ai assuré le montage des deux films et la tota­lité de la post­pro­duc­tion. Évidem­ment, la tech­nique employée reflète cette époque (le numé­rique n’est pas encore né) : nous avons tourné et monté en VHS où les géné­ra­tions succes­sives ont large­ment dété­rioré la qualité de l’image. Mais le contenu emporte sur les défauts de cette tech­nique.

À l’is­sue de ces mois de mobi­li­sa­tion, en mai 1989, une projec­tion simul­ta­née dans plusieurs salles de classe a permis à la quasi-tota­lité des habi­tants d’ad­mi­rer le travail de leurs enfants. Un an plus tard, ce film a reçu le 2e prix, parmi 200 films présen­tés au festi­val ECOLIMAGE.